Pas de hasard… Que des rendez-vous !

C’est Paul Eluard qui a pondu cette maxime que nous utilisons à tout berzingue. Ce lundi 8 août fête une date triste. Celle de la mort d’une personne qui m’a porté durant 9 mois. L’histoire retiendra qu’une autre personne partageait ma poche mais que la vie a décidé qu’il ne survivrait pas à ma compagnie. Sans doute que dans le placenta maternel est né un des drames de de mon humble existence mais cela me concerne. Tu n’en as rien à fiche et je te comprends.

Ai-je la permission d’être triste moi qui ne l’ai jamais aimé ? Cette dame qui ne m’a pas donné l’impression de m’aimer ou tout du moins qui a oublié de me le montrer. Peu importe les formes, le fond reste le même. Elle n’est plus. Je suis là. Notre histoire n’a jamais commencé. C’est tout du moins mon impression.

Un jour, une morphologiste m’a dit froidement : « Si vous avez la mâchoire du haut si étroite, c’est que votre mère ne vous a pas assez aimé. » Cette phrase résonnera jusqu’à la fin de mon existence dans ma tête. Maintenant, il faut vivre avec ce sac de sable dans le dos. Je suis ralenti dans ma progression mais je progresse.

Chaque année, la tristesse se lisse comme un rocher balayé par les marées. Il devient moins anguleux. Moins douloureux. Le temps fait son oeuvre mais ni la douleur ni le rocher ne disparaîtront jamais. Le flux des marées non plus.

Finalement, cette date est frappée comme un tatouage. Nous souffrons tous dans la famille d’une disparition. Mes soeurs et nos enfants qui ont en eux une douleur plus profonde d’une relation plus privilégiée. Cela saute toujours une génération.

Ce qui pour moi est paradoxal, c’est que deux femmes que j’aime énormément sont nées le 8 août. Bien après cette année 2008. Mais dois-je les voir comme une forme de réincarnation de ma génitrice ?

Ne file pas voir sur mon profil voir qui est née le 8 août. Cela n’a aucun intérêt. Moi, je sais une chose. C’est que ces deux femmes ont gravé en moi une force incroyable. D’amour. De respect. D’humour. D’intelligence. De discernement. De discrétion. De grâce et d’un charme incroyable.

J’aime ce qu’elles dégagent l’une et l’autre. Je les aime avec une force grandissante. Chaque rencontre est une leçon de vie. Elles ont toutes deux un côté Mère Thérésa avec un caractère emphatique que j’adore.

Savoir qu’elles sont nées le même jour où s’éteignait un être qui aurait dû être la femme de ma vie me gonfle le torse. Me remplit les poumons. Me fait accélérer mes pulsations cardiaques.

A dire vrai, une fait partie de mon passé bien que toujours présente. L’autre est dans mon futur proche. Elle ne le sait pas encore. Moi non plus.

J’aime la vie quand elle offre des sensations aussi fortes. Merci et très accessoirement, je leur souhaite la plus douce des journées pour votre jour d’allégresse.

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2 Réponses to “Pas de hasard… Que des rendez-vous !”

  1. estivant Says:

    Merciiiiii mon grand! Kissoudoux.

  2. Anne Chaudoir Says:

    Jolie et intense, comme toi!

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