Bring your own job or Brinks your failure…

Contrariant cette histoire d’aveu de faillite de Brinks. On sent fort le bras de fer entre les syndicats et une entreprise qui semble lasse de sa présence en Belgique. Coûts salariaux trop élevés. Gestion humaine difficile. Absentéisme. Manque de motivation. Jusque là, je n’ai rien à dire. Je comprends même.

On nous dit que la société perd de l’argent. Même si on fait dire ce que l’on veut aux chiffres, j’admets et je comprends toujours. Faire plus pour moins d’argent. Sachant que les principaux clients sont les banques que nous, concitoyens, venons d’aider à grands renforts de millions, je reste convaincu que ce type de services (transport de fonds) n’est pas rentable. Je suis toujours d’accord.

Pour sauver l’entreprise, il est suggéré aux travailleurs de changer de parité donc de passer d’employé à ouvrier pour essayer de sauver le navire. Je reste encore convaincu.

Que nos amis convoyeurs de fonds refusent en bloc poussé par la délégation syndicale me semble normal. Quand on sait que l’on évacue un ouvrier via un préavis de 8 jours contrairement à un employé, je reste humain et je dis ok.

Que les syndicats vont au blocage, on ne peut entraîner qu’un autre blocage et paf, le couperet tombe. Les patrons américains, ils font ce qu’ils disent et ils disent ce qu’ils font.

Après, on retourne dans la comédie de boulevard où des politiciens incompétents mais qui disposent d’un emploi du temps laissé vacant par une gouvernance en quenouille. Ils sont incapables de balayer devant leurs portes mais ils adorent donner des leçons aux autres.

Le gouvernement wallon se prostitue pour attirer de nouvelles sociétés créatrice d’emplois locaux. Comme par hasard et au vu de la puissance politique, ce sont souvent les mêmes régions qui sont favorisées. On peut m’expliquer pourquoi Google est parti s’installer à Mons. Tu n’arriveras pas à me convaincre via un argument cohérent.

Le panier de la mariée est constituée d’abattements d’impôts, de soulagement en taxes quelconques, en facilité d’emploi durant un temps déterminé. Ce laps de temps écoulé + 1 jour, c’est la clef sous le paillasson. Je crains que l’on soit dans ce schéma dans le cas de la Brinks.

Il faut que l’on se rende compte que notre pays manque franchement d’atouts sexys pour attirer des investisseurs. Nous n’émettons aucun signe positif. Pas de gouvernement. Des ministres ostensiblement corrompus. Des ministres alcooliques. Un climat communautaire proche du Vésuve. Un taux de chômage terrifiant. 20 % de population musulmane à Bruxelles. Bref, on est dans la merde.

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2 Réponses to “Bring your own job or Brinks your failure…”

  1. Fred Says:

    Une société commerciale (donc dont le but est de faire des bénéfices, pas de faire dans le social) s’installant en Belgique et ayant la taille requise pour se mettre sur le dos un ou des syndicats et tous les « batons dans les roues que ça implique », devrait reçevoir la légion d’honneur.

  2. Hak Says:

    La légion d’honneur à une boîte dont il apparaît de plus en plus qu’elle a organisé sa faillite de manière frauduleuse, alors ça, ça serait la meilleure histoire belge de tous les temps..;-)

    http://www.skynet.be/actu-sports/actu/belgique/detail_brinks-ministere-public-juge-faillite-frauduleuse?id=723165

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