C’est beau le sport….

août 6, 2012

… aux Jeux Olympiques. Pourquoi faut-il que nos bords de terrain soient envahis par une bande de veaux grossiers qui invectivent un arbitre ou spolient un adversaire ?

L’attitude des Borlée déçus de ne rien ramener est magnifIque. Pas de faux-fuyants. Juste une phrase : c’est le sport. Ils nous ont fait vibrer. Je conseille à twins d’aller s’entraîner au Bahamas, Triinidad ou sur l’ile Grenade. Ils sont tout à y gagner.

Felix Sanchez écroulé d’émotion juste avant fût splendide. Un beau grand gaillard de 35 ans qui pleure avant de monter sur la plus haute marche du podium. 

Connaissant un peu le hockey pour l’avoir pratiqué durant quelques dizaines d’années, je suis épaté de voir que, sous l’impulsion d’un grand gentleman du sport qu’est Marc Coudron, le hockey est le seul sport collectif à être représenté dans les deux sexes. 16ème sport belge au nombre d’affiliés avec 26.072 joueurs, il est devenu en quelques jours un sport respecté et respectable.

Tous ces joueurs sont d’authentiques amateurs autour desquels une structure ultrapro a été mis en branle. Un entraîneur expérimenté australien qui prend le relais d’un sudaf qui avait posé les bases : Giles Bonnet. Tout a été minutieusement étudié et préparé. J’encourage les dirigeants de nos tristes clubs de football a aller rendre visite à la Fédé de Hockey avec un carnet de notes.

Samedi dernier, j’ai été voir un match de division 1 à Anderlecht. Quel misère !!!! Sportivement parlant. J’espère que les jeux vont inspirer notre fédé de foot. Nous avons une génération dorée dont Zidane a dit que c’était les champions de 2018. Tous évoluent dans des clubs huppés à un niveau fabuleux. Que notre Willy puisse être le cuistot en chef pour faire monter la mayonnaise. C’est tout le mal que l’on peut souhaiter. 

Cela nous donnera, je l’espère, l’envie d’être à nouveau fier d’aimer notre pauvre et plat pays.

On se calme….

juillet 31, 2012

Ce matin, on annonce qu’un tribunal permet la libération de Michèle Martin. Gloups. Pas facile à avaler cette nouvelle. Je prends un mètre de recul et je réfléchis. Il faut accepter la justice. Soit.

Cette femme est un monstre récidiviste qui fût l’ennemie public n° 1 puisque complice d’un autre monstre récidiviste. Il y a 16 ans, nous étions secoués par cette affaire et le monde entier avait les yeux rivés sur notre pauvre pays.

Je vais éviter le cliché qui consiste à comparer l’aspect deuxième chance des coupables face aux victimes qui elles n’ont plus aucune chance. J’avoue simplement avoir du mal avec les peines incompressibles. Surtout que les conditions ne sont pas très astreignantes. Privé de province de Liège et du Luxembourg. En matière de multi-récividiste, cela doit être tolérance zéro.

Se reconstruire, c’est le voeu de Michèle Martin. Le hasard de la vie lui a fait rencontré des gens qui l’aident à surmonter cette épreuve. Elle veut se racheter. Elle a menti. Elle a avoué très tard. Elle, seule, connaît la vérité. C’est insupportable.

J’avais à l’époque une admiration sans borne pour les familles des victimes. Tant leur énergie m’impressionnait. J’ai rencontré Jean-Denis Lejeune à diverses reprises. Lui aussi avec les siens, il essaie de se reconstruire. Là, on vient de donner un énorme courant d’air sur son pauvre château de cartes tant son avenir semble fragile.

Que dire de Laetitia Delhez qui a construit une vie dans l’ombre ? Que va-t-elle dire cet après-midi à ses enfants ? Brrrr. J’en frissonne.

La soeur de ma mère est clarisse même si elle est maintenant pensionnée. Le fait qu’elle trouve refuge chez des clarisses est à la fois remarquable tout en étant écoeurant. C’est un acte remarquable mais injuste. A ma connaissance, les familles de victime n’ont rien reçu comme aide. J’ai beaucoup de mal à comprendre leur geste. La discrétion sur le lieu eut été plus malin selon moi. Des solutions à l’étranger ne me semble pas du tout exclue. L’inéluctable de la délivrance de cette femme est inacceptable et révoltante mais nous devons l’accepter.

Je fustige aussi l’attitude du politique qui s’est plongé ce matin dans le grand silence… Je pense aussi que le jugement soit porté en pleine période de vacances n’est pas un hasard.

Mon empathie va vers les victimes… Les Lejeune, Russo, Lambrechts, Delhez, ….. Courage. Courage. J’ai honte de mon pays. J’ai honte de la machine judiciaire. J’ai honte.

Très belle analyse…. sur l’évolution du monde via l’internet

juillet 26, 2012

Cognition et Prospective ,  pour que la conscience planétaire ne soit pas une conscience de marché ?

Résumé des axes forts de la conférence de Thierry Gaudin à Paris , ingénieur et philosophe, directeur de la rédaction de synthèse « 2100 récit du prochain siècle », auteur de prospective des religions et réaction d’un citoyen.

François Plassard

Inventer le présent en combinant une relecture du passé et en y intégrant les grands enjeux du futur, est le cœur de la démarche prospective.

L’exposé brillant et stimulant de Thierry Gaudin, qui a dirigé pendant 20 ans le Centre d’étude et de prospective au ministère de la recherche et de l’industrie et que j’ai eu la chance d’écouter en vidéo différé grâce à son amabilité, m’a paru mériter un résumé pour une large diffusion au sein des acteurs de la société civile dont je fais parti.

Mais comme bien souvent, quand autant d’intelligences de niveau de responsabilité planétaires, appartenant à l’État ou au grand Marché, se retrouvent à devoir réagir à un exposé de cette hauteur de vue, la question d’un des participant «  qu’est ce qu’on fait maintenant ? » produit un silence lourd de significations !

Dans le silence du présent, les représentants des institutions semblent dire«  on ne sait pas ce qui se passe » … et pourtant « çà se passe » ! Dans le fracas de l’effondrement des grands arbres dont se font écho les médias jour après jour, n’entendraient-ils pas ou ne voudraient-ils pas entendre « le murmure des jeunes pousses dans l’humus » ? Le futur serait-il en partie déjà là dans le présent à l’état de germe , que nous ne savons pas voir ?

C’est de ce murmure au sein de la société civile que en deuxième partie, j’ai eu envie de répondre à Thierry Gaudin sur le « quoi faire au présent ?».

Murmure écouté par ma double sensibilité d’ingénieur agronome qui s’interroge sur le devenir du mystère de la vie et de la conscience dans notre petit laboratoire planétaire du vivant que nous ne quitterons pas avant longtemps et de docteur en économie qui s’interroge sur ce « déterminisme économique du moteur capital/travail (avec sa productivité du travail) » à passer de la « destruction créatrice à la destruction destructrice ».

Chaque jour en prenant mon café auprès d’une saline (étang fermé) je ne peux m’empêcher de faire un parallèle entre ce qui semble être un «déterminisme» : celui de la tension complémentaire puis inégalitaire entre le Capital et le travail … et l’observation de «l’expansion- effondrement» des algues vertes macrophytes qui envahissent les étangs fermés . Ces algues chlorophylliennes passent curieusement au début de l’été de la reproduction sexuée à une reproduction asexuée, observent les scientifiques. Serait-ce une stratégie pour mieux satisfaire leur besoin (hégémonique sur les algues brunes et les algues rouges ?) de croissance (génétique ?) de 3% par jour ( doublement de leur surface d’étalement tous les 20 jours !) ? Et ainsi asphyxier tout leur milieu de vie à la fin de l’été pour mourir brusquement à leur tour en se décomposant pour provoquer , avec son odeur nauséabonde, le phénomène bien connu en méditerranée de la «malaigre» ?

En serait-il de même pour le Capitalisme de marché qui rêve d’une croissance infini à 3%/an dans un monde fini (doublement du PIB tous les 25 ans au nom de l’emploi ?) ? Pour produire lui aussi 80 ans après une «malaigre» en nous faisant passer d’une «abondance inégalitaire à une pénurie imposée à tous (comme avec les algues) avant l’effondrement ?

Comment faire mentir, un siècle après, la phrase célèbre de notre pacifique Jean Jaurès qui lui a valu la vie : «Le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l’orage» ?

I- Les lignes de forces en résumé de l’exposé cognition et prospective de Thierry Gaudin

  • cognition : l’intelligence ne se réduirait qu’à la raison ? La complémentarité de l’approche objective (sujet – objet) avec l’approche relationnelle (affective, subjective, de l’âme ou du cœur ?) permet au cerveau, pendant le sommeil paradoxal (rêve), de recombiner les deux pour faire émerger de nouvelles cohérences interprétatives ( visions , concepts ). Création et renouvellement du regard sur le réel, rimeraient -ils ensemble?

  • le système de la connaissance scientifique, né depuis le 17 ème siècle, dernier avatar de l’image de Dieu ?, à la différence de la conception classique de la divinité, construit une connaissance changeante, réfutable et réfutée.

  • une nouvelle relecture scientifique de l’évolution complexifiante de la vie (Darwin, Spencer) fait apparaître dans la durée la supériorité des logiques de « coopération-recombinaison » sur les logiques de «prédation-destruction» dans la construction du vivant. Dans le livre du chercheur Jean Claude Ameisen « la sculpture du vivant », la mort toujours opposée à la vie, apparaît comme « constitutive » de la sculpture du vivant par la logique du suicide potentiellement présente dans chaque cellule. Ce processus de suicide se déclenche quand la cellule n’est plus reliée, un processus qu’il appelle l’ apoptose.

  • « Nous ne sommes pas des êtres matériels» exprime T.Gaudin suscitant l’étonnement, «c’est l’information qui nous traverse qui organise la matière vivante».

  • Nos institutions sont aussi des êtres vivants avec deux points sensibles : les territoires et leurs discours. Plus encore que nous même, elles ont peur de la mort (elles rêvent d’éternité) et pratiquent le «  dénie de réalité » quand elles doivent s’adapter à un environnement changeant ( rapport Meadows, empreinte écologique dépassée etc) en amplifiant les problèmes qu’elles sont censé résoudre ?

  • Les 15 cas d’effondrement de civilisation analysés par S.Diamond conforte l’idée que la poursuite des logiques contreproductives sont préférées à l’adaptation à son environnement. Les croyances l’emportent sur les savoirs.(«  nous ne croyons pas à ce que nous savons » exprime le chercheur JP.Dupuy.)

  • Le statut de la connaissance diffère en Occident et en Orient . Le premier est prophétique ( descendant) et a donné nos trois religions monotheîques. Le deuxième (surtout en Asie) procède de la méditation et de l’illumination (ascendant).

  • C’est l’apparition de la monnaie qui à partir du sixième siècle avant JC structure les échanges ( par exemple autour de la route du sel ou de la soie) ; L’argent un nouveau langage ?

  • la Révolution des Lumières réquisitionne la nature ( « pour lui faire rendre gorge » dit Heiddeger) et réquisitionne l’homme dans la société industrielle.

  • « Est-ce qu’on va restaurer une conscience qui ne soit pas une conscience de Marché ? »

  • La nécessite des êtres collectifs ( empires , État nation) de résoudre leurs tensions internes ( peur d’effondrement) en identifiant un « ennemi extérieur » pour retrouver leur cohésion a été décrite par de nombreux auteurs (A.Tocqueville, Rene Girard..) . L’investissement dans l’industrie de l’armement (aux profits toujours plus profitable que dans les autres secteurs d’activité !) paraît alors la plus efficace sur le moment pour relancer la machine de l’emploi (capital-travail) !

  • le sur investissement militaire des USA ( constaté dans les faits deux ans avant l’évenement du 11 septembre !) pour compenser par la force ( au niveau du seul contre tous ? ) peut-il s’interpréter par la peur de leur effondrement économique ? ( et de la maitrise de la création du dollar comme monnaie internationale ?) Quid de l’investissement militaire chinois quand sa croissance décline?

  • Hypothèse d’une « révolution des lumières numérique » avec l’information qui circule autrement grâce à l’informatique ( et au net ) ? Mais cette informatique stocke aussi maintenant et dangereusement les signes de la monnaie crédit, risque d’explosion ?

  • Explosion réactive des monnaies complémentaires souvent locales ( 5000 dans le monde? B. Liater) pour raccourcir les circuits d’échange ( inter connaissance) à l’inverse des anciennes théories de Walras sur les spécialisations régionales qui ont inspiré les processus de mondialisation des marchés ?

  • L’empathie (synesthésie disent les biologistes ?), une de nos qualités anthropologiques de primate, jouerait-elle un rôle essentiel dans les transformations à venir ? (livre « l’âge de l’empathie »)

  • Quid de la prévision de 200 millions d’immigrés climatiques autant qu’économique ? ( la fonte des glaciers de l’Himalaya qui irriguent la Chine et l’Inde en fait partie)

  • Avec le recul, la réponse par les grands travaux ( chemin de fer, canaux, villes repensées par Haussman) s’est avérée adaptée et à la hauteur du premier effondrement du Capitalisme de marché en 1848, la relance (Keynésienne) de Roosevelt(1936) lors du deuxième effondrement dans les années 1930, n’a pas été assez ambitieuse, elle a donc débouché sur la guerre (et ses 30 millions de morts)?

  • La population de la planète a été multipliée par sept en un siècle , ce qui n’est jamais arrivé à l’échelle de l’évolution humaine. Excepté en Europe où la population a été multiplié par trois de 1100 à 1300 et a été divisé par deux de 1300 à 1500 (rôle important de la peste), ce dont nos livres d’histoire nous parlent peu.

  • Les Européens se sont liés les mains avec l’article 123 du traité de Lisbonne qui rend impossible un plan équivalent ou plus ambitieux que celui de Roosevelt en 1936 pour éviter la guerre. Les politiques préfèrent sauver les banques qui se sont accaparées, par le mécanisme du crédit à intérêts composés cumulatifs, 80% du pouvoir de création de la monnaie (en reproduction asexuée comme les algues vertes? ), Depuis 40 ans les dettes deviennent partie structurante de notre évolution économique globale (pour limiter le chômage?) et ces dettes pèsent sur nos biens communs et sur les générations futures .

  • Les moins de 35 ans , par leur culture , sont plus ouverts que les générations du baby boom aux organisations internationales de régulation a delà des États Nations. Les scientifiques pourtant nombreux, devraient pouvoir mieux se faire entendre sur ces régulations

II- Que pouvons nous faire maintenant ?

Pour échapper au sentiment d’impuissance et de déterminisme historique qui nous dépassent ?

Pour ne pas « être des somnambules qui marchent vers la catastrophe » pour reprendre l’expression d’Edgar Morin.

 Thierry

Ton introduction sur la cognition ( pensée binaire: sujet/objet et pensée ternaire intègrant la dimension relationnelle) m’interpelle sur la question du Sens dans son double aspect de « signification » et « d’orientation ». . Je rebondis dessus avant de formuler deux idées de prospectives qui font sens pour moi , l’une attachée au niveau territoriale , l’autre au niveau des régulations plus globales.

Qu’est ce que j’ai compris de « l’information qui me traverse » comme tu le dis et qui m’organise en tant qu’être vivant (corps , cœur et esprit) ?

Que chaque fois que ma posture de connaissance était de tenter « d’être avec les autres, par les autres et pour les autres », en vivant intensément les situations -opportunités du présent , j’étais dans une position qui me semblait juste et qui me ressourçait en énergie. Alors qu’elle m’éloignait de la notion de travail subi, de moins en moins épanouissante depuis en gros vingt ans ( même les enquêtes qualitatives le prouvent !), mais qui reste malheureusement le non choix de tant de gens autour de moi qui (par peur de perte de revenu) le vivent à un prix fort pour leur santé, pour leur vie de famille ou de proximité.

Pour exemple, que des milliers d’autres pourraient faire aussi à leur manière à ma place , ma citoyenneté active de bénévole au sein de l’ALDEA (agence de liaison de l’économie alternative) avec l’invention des clubs cigales d’épargne de proximité et le contre sommet G9 en 1989 (TOES 89 -3000 personnes) (où je t’ai croisé pour la première fois) après avoir négocié mon passage à mi -temps au CESTA ministère de la recherche, me paraissait faire plus sens que mon travail professionnel sur l’inventaire des brevets sur la vie (mise à jour de l’inventaire mondial sur les Biotechnologies) !

Pour exemple aussi mon Gaec avec un pêcheur, le premier jardin de Cocagne initié à Lyon puis à Besançon (maintenant 120 jardins, 3000 jardiniers) , l’expérimentation du chèque du temps choisi à Lyon de 1992 à 1996, puis en Italie (un prémice du revenu d’existence à mi temps ?), l’aventure de l’intelligence verte à Millancay avec Philippe Desbrosse, événements insolites qui ont fêté leur 20 ans, la création du premier SEL cocagne à Toulouse en parallèle à celui de l’Ariège et la victoire de son procès en appel à Toulouse (maintenant 450 SEL?), les « nuits du conte » en Cévennes avec 100 bénévoles et 1500 spectateurs en pleine nature qui ont révélé des nouveaux talents, les écoutes qualitatives des habitants des territoires ruraux puis des banlieues restituées en fin de semaine en invitant les élus et les institutions, les 160 projets AAP ( agriculteurs animateurs de projet locaux au sein des associations CIVAM), le festival Camino de la non violence avec Patrick Jimena initiateur d’un centre de ressource et le procès ludique fabuleux de deux jours de « l’argent devenu Roi » à Toulouse avec sa sentence devant 1000 personnes, les eco hameaux intergenerationnels alternative aux lotissement, intègrant l’auto eco construction à plusieurs pour rendre plus accessible le logement, la monnaie locale complémentaire avec le Sel à Villeneuve sur Lot et maintenant la même démarche à Narbonne, la gestion durable de la foret en Cévenne qui conjugue résilience et diversité etc etc ..

tout cela s’est fait dans une posture particulière de la connaissance, dans la fluidité de l’être avec, par, pour les autres qui m’a construit comme être vivant sans que j’en obtienne en échange un revenu ! Et pourtant que de liens , que de nouvelles initiatives en sont issues!

Le revenu et le sens ne feraient -il pas bon ménage dans la conception de notre vivre ensemble ?

A l’opposé tous les emplois normés que j’ai eu en parallèle succédant aux périodes de chômage, m’ont semblé me « concéder » un revenu (souvent honorable en raison de mes diplômes d’ingénieur et d’économiste !) pour me donner des responsabilités qui m’éloignaient de moi même en me faisant jouer un rôle le plus souvent destructeur de l’accroissement du bien être et du bien vivre de la société ! Les témoignages concrets de situations vécues pourraient être une liste aussi longue que celle citée plus haut, mais pour des résultats cette fois dérisoires, quand ils n’étaient pas inverses !

Si nous sommes un flux d’information comme tu le dis, la posture de connaissance du récepteur ( la vision que nous avons de notre rôle ) semble tout changer pour transformer cette information en réalité concrète !

Tout semble se passer comme si la société de plus en plus ne voulait plus récompenser d’ un revenu que les humains qui gèrent des « logiques de procédure ou de programmes » définis en dehors d’eux (vision prophétique descendante?) pour conserver et répéter l’identique, en ignorant ceux qui s’inscrivent dans une logique de co-création (ascendante) ou de processus (où le chemin s’ouvre en marchant) dans lequel la notion de profit monétaire n’est pas le moteur. Et si c’étaient ceux auxquels on pense le moins, qui fabriquaient l’Histoire, sans qu’ils le sachent eux mêmes ?

De ces paradoxes entre revenu, travail, œuvre et contenu de la richesse, je formulerais à la suite de ta conférence « cognition et prospective » deux types de propositions pour tenter d’échapper au déterminisme du troisième effondrement du capitalisme de marché, que nous vivons à l’image des algues vertes de ma saline décrite plus haut ?

Ou à l’image du Titanic, dont nous avons fêté le 15 avril dernier les cent ans, où les témoignages ont donné à voir combien dans une logique d’effondrement, le meilleur et le pire se côtoient dans leurs extrêmes en matière de comportement humain?

Si historiquement les précédents effondrements (surproduction et insolvabilité) nous ont amené à la révolution sanglante de 1848 ou à la préparation de la guerre de 1930 à 1939 ( le gouverneur de la Banque d’Angleterre la compare à la crise actuelle), comment rendre ces deux solutions violentes impossible ?

La démarche de prospective qui associe à la relecture du passé , les enjeux du futurs , peut-elle nous aider à ne pas répéter l’Histoire? Préférer au « probable effondrement, l’improbable, mais possible métamorphose ? » disait Edgar Morin devant 2000 personnes à la Défense et 200 000 internautes il y a deux ans ? Avant que l’insoutenabilité financière (remboursement d’interets exhorbitants aux nouveaux dieux de la finance), combinée à l’insoutenabilité sociale (inégalités et ses oligarchies), combinée à l’insoutenabilité écologique, nous entrainent dans un chemin irréversible chaotique (comme l’apoptose en biologie qui nous excluraient de l’aventure de la vie ?)

Mon intuition est que la crise écologique (dans sa triple dimension énergétique, climatique, biodiversité) que nous vivons comme une colère divine ( le ciel qui nous tombe sur la tête !) pourrait être transformée en aubaine, si nous transformons son information par une autre qualité de récepteur-transformateur des êtres vivants institutionnels comme individuels , pour nous obliger à inventer un « saut qualitatif » que certains appellent mutation, d’autres métamorphose.

La démarche des sciences de la terre et de la vie, peut-elle y nous aider ? N’est-ce pas Galilée qui en 1700, prisonnier de l’Inquisition religieuse en raison de l’ inversion de son regard sur la centralité du monde (notre anthropomorphisme auquel 20% des citoyens européens et 46% des américains, interrogés récemment croient encore !), a formulé le premier que le vivant se caractérisait par « l’impossibilité de croitre en taille sans changer de forme et de structure », soit en se métamorphosant ?

Au moment où nous vivons l’Inquisition du Monothéisme de marché ( qui se rajoute aux trois autres monothéismes prophétiques dont il est issu) qui se comporte de plus en plus, par une marchandisation généralisée de l’espace et du temps, comme un système « totalitaire et totalisant », l’observation de Galilée sur un autre mode d’évolution du vivant me parle en tant que cévenol !

Comment dépasser les millièmes rapports «  Compétitivité et Croissance » renouvelés inlassablement au nom du « changement » par nos institutions, en démontrant l’incongruité des théories de Walras sur la spécialisation des territoires, des théories de JB Say«  des vices privés transformés en vertus collectives » qui fondent notre manière d’enseigner et de pratiquer l’économie depuis plusieurs siècles, pour maintenant le plus grand bonheur des banquiers et des paradis fiscaux, soucieux de retarder l’effondrement ?

Que faire ?

1- le pôles des économies territoires

D’abord il nous faut sortir de l’hypocrisie du discours (de dénie du réel) de nos institutions sur la croissance et l’emploi décliné comme une religion. Rien qu’en Europe où la part relative des salaires dans le PIB est passée de 70% à 56% ( au profit des revenus du capital) , c’est bien pour maintenir le chiffre d’affaire des entreprises et donc la valeur sacrée de l’emploi que nous devons en partie le délire de la dette ( un substitut aux revenus du travail ) qui a enrichi les banquiers depuis l’article du traité de Lisbonne que tu as justement évoqué ou la loi du 3 janvier 1973 de Giscard d’Estaing qui a interdit à l’État d’emprunter directement à la Banque centrale européenne à des taux très bas ( comme Obama vient de le faire à 0,01% d’intérêt !). C’est toujours au nom de l’emploi qu’ en France nos gouvernements précédents ont exhonéré les grandes entreprises de 100 milliards d’euros par an d’impôt (chiffre d’un rapport officiel de député de l’UMP !) nécessitant de nouveaux emprunts de compensation ! Que dire des 10 000 milliards d’euros par an qui transitent dans les paradis fiscaux sans payer d’impôt où se retrouvent les filiales de la majorité de nos banques qui imposent leur règle à nos États !

Ne serait -il pas venu l’heure de reconsidérer la notion d’emploi lié à un revenu qui a justifié politiquement autant de dérives ? Ne serait il pas venu l’heure de passer d’une société de plein emploi ( qui y croit encore ?) à une société de « pleine activité, créativité et reconnaissance réciproque épanouissante pour tous », en écoutant les propos d’André Gorz , d’Annah Harendt ….et même de cinq prix Nobel d’économie ?

La mutation ou métamorphose c’est le revenu de vie ou revenu de base (comme l’appelle les allemands) : un revenu de vie pour travailler plutôt qu’avoir un travail ( à quel prix !) pour avoir un revenu. Si comme le dit Paul Jorion (économiste et anthropologue), l’argent est devenu « le remplacement de la force qui contraignait les esclaves, par le moyen de s’acheter le temps de l’autre », faisons de l’instauration d’un revenu inconditionnel de vie une reforme du même ordre de liberté et de dignité que celui qui a consisté à abolir l’esclavage en 1848 ! Au moment où tu nous donnes à voir que la production d’objets (matière et énergie) se fait à emploi décroissant, avec un transfert d’activité humaine sur le traitement de l’information, je ne peux m’empêcher en agronome d’évoquer l’activité des abeilles qui produisent 300 fois plus de richesses en pollinisant les fleurs (transfert d’information) qu’en produisant du miel (matière et énergie) !

Une économie informationnelle (de reconnaissance) et de connaissance serait -elle devenue une économie de la pollinisation renouvelant nos théories économiques ?

Pour faire de l’instauration progressive, calculé région par région (ou Etat), d’un revenu inconditionnel d’existence dans une relecture de notre Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui a valu à la France tant de considération , nous pouvons aussi nous rappeler le douzième couplet de la marseillaise :

Un projet plus grand et plus sage,

Nous engage dans les combats

Et le français n’arme son bras

Que pour détruire l’esclavage…

L’esclavage c’est ce qu’est devenu malheureusement l’emploi, vécu comme un enfermement ou une galère au nom de la productivité (notre record national parait-il), plutôt qu’un épanouissement pour la majorité d’entre nous depuis 30 ans ! «  Contre du travail, même difficile à trouver, t’as plus rien » disent les précaires soit déjà plus de la moitié des citoyens souvent jeunes ou seniors !(les plus absents des élections?)

Cette inversion progressive entre travail et revenu, dont nous avons expérimenté la libération de la créativité au sein de notre université citoyenne du temps choisi de 1992 à 1996 à Lyon puis en Italie, pourrait être la première idée politique positive du 21 ème siècle ! Cinq prix Nobel en ont déjà parlé, à la suite de Thomas Paine théoricien de la révolution américaine pour dédommager en argent ceux qui ne pourraient pas avoir un « lopin de terre » pour leur subsistance donc leur dignité!

Le slogan des indignés américains n’est il pas significatif : «  vos urnes sont trop petites pour contenir nos rêves! »

C’est financièrement possible (même dans l’austérité actuelle) , le Centre des jeunes dirigeants l’a démontré dans leur reforme fiscale globale oikos en douze propositions (voir comité Bastille), comme les allemands avec une TVA sociale qui a le mérite de nous préparer aussi à la sobriété énergétique !!

Mais pourquoi ne pas utiliser aussi les euros bons émis par la BRE même si les allemands n’aiment pas, et si c’est temporairement impossible, utiliser les monnaies locales !

Le revenu de vie ( dont les scénarios de financement pertinents ont largement été démontrés) est surtout un choc culturel , plus encore pour les institutions autistes , que pour les citoyens ! C’est vrai que pour redistribuer un euro, il faut en dépenser (administrativement) cinq ! Depuis notre appel Mermoz à la veille du centième anniversaire du Titanic le 14 Avril dernier à Toulouse (avec P.Viveret et Riccardo Petrella ayant signé l’appel de Roosevelt, Edgar Morin nous ayant boudé) des groupes d’information locaux préparent une demande de referendum au parlement européen fin 2013 ( Un million de signatures nécessaires , dont 55 000 pour la France , nous en avons déjà 4500)

Cette (re) évolution (métamorphose) pour transformer partiellement l’emploi mieux partagé en œuvrecomme je l’ai fait toute ma vie , pourrait alors impulser – stimuler les initiatives citoyennes en transition pour préparer les modes de vie de l’après pétrole et revenir à une société «  avec «  marché et non « de » marché, qui aggrave les problèmes sous prétexte de les résoudre. Combien de gens ont montré le « décrochage » entre croissance du PIB et croissance du BIB (bonheur intérieur brut) avec des analyses pertinentes depuis 1975 ! Je ne parle pas de Yvan Illich, copain de Jean pierre Dupuy, qui a démontré toutes les inversions contre productives (entre la fin et les moyens) qui s’opèrent à partir de seuils franchis dans la santé , l’éducation , les transports, l’agroalimentaire, le logement etc

Avec le support sociologique des créatifs culturels (27% de la population ) qui nous sort de la binarité simpliste droite gauche dans laquelle nous enferment les médias pour monter en puissance l’émotion collective le jour des élections ( comme dans les jeux du cirque qui oppose un vainqueur et un perdant), cette métamorphose du travail pour devenir le « chef de projet de sa vie » , est possible dans le « que pouvons-nous faire maintenant ? » posé par un participant à ta conférence !

Les monnaies locales complémentaires

L’aventure des Sels réussie , mais insuffisante face à la gravité de la crise où le chômage engendre le chômage, me fait rajouter au RIE associé aux initiatives citoyennes en transition (démarche qui nous vient du monde anglo saxon) les monnaies complémentaires locales:

  • qui en utilisant le principe de Schumpeter, accroissent la vitesse de circulation de la monnaie en compensation de sa rareté, surtout si la monnaie est « fondante » (2%/an) pour en faire un moyen et non une fin en soi.

  • qui donne une odeur à la monnaie ( charte éthique : homme-nature-relocalisation)

  • qui font de la monnaie un « bulletin de vote économique quotidien » de consom’acteur sur le quoi et le comment produire ou échanger ?

  • qui peut même revivifier la démocratie participative face à la professionnalisation de la démocratie représentative et ses oligarchies .

MLC (monnaies locales complémentaires) au service des économies plus circulaires ?

A la place des vieux trucs de la DATAR sur les « systèmes productifs locaux » , nous pourrions y substituer l’intelligence collaborative (avec ses outils) d’une économie plus circulaire :

«  recycler, réparer, réévaluer, réorienter, relocaliser »

  • qui rallonge les cycles de vie des marchandises alors que nous avons tout fait pour les raccourcir au nom du marché !

  • qui transfert la propriété absolu en propriété d’usage (car on est souvent possédé par ce que l’on possede)

  • qui relie , comme dans nos eco hameaux intergénérationnels : l’agroécologie, avec l’agroforesterie ou foret jardinée qui revitalise les sols, avec l’eco construction d’habitats bioclimatiques locaux par des chômeurs accompagnés par la formation, avec des énergies renouvelable et des activités éducatives nous reliant à la nature ( jardins inter générationnels)

Voilà un triangle vertueux : « RIE, initiatives en transition, monnaies complémentaires » (ces dernieres peuvent aussi participer au financement du RIE), pour adapter nos territoires dans leur singularité à la crise écologique (énergétique, climatique, biodiversité) en transformant la colère divine (l’insoutenabilité sociale et écologique) en démarche de réconciliation avec nous même , les autres et la nature ( l’être et le faire « avec, par et pour » les autres cité précédemment !) Soit un énorme chantier de millions de petits chantiers décidés localement !

  • Comme il s’agit d’une métamorphose , au sens d’un changement du changement, d’un saut qualitatif individuel et collectif, d’une re naissance , nous pourrions lui donner du sens constitutionnel en inversant l’ordre de nos trois valeurs «  liberté, égalité, fraternité »  en « fraternité, égalité, liberté » ;

Et pour le rendre plus universel et accessible en le traduisant en :

Responsabilité (fraternité) , Solidarité (égalité) , Dignité (liberté) !

Ainsi nous aurons inversé par une modification de la pensée en prise avec le réel nos représentations, comme le préconisait déjà René Passet en 1974 dans son livre « l’économique et le vivant » , en faisant de l’économie un sous ensemble de la production de la société et du lien social, et en faisant de la société un sous ensemble de la contrainte de la Biosphère et de la nature qui dans un monde fini nous détermine.

2- Une régulation internationale à la hauteur des nouveaux enjeux de la crise écologique ?

Il serait en effet naïf de penser qu’une re territorialisation de nos économies pour apprendre à bien vivre plutôt qu’à consommer ( le besoin de consommation étant souvent une compensation de manque de lien social) puisse se passer d’un niveau d’organisation de régulation international auxquels les jeunes sont déjà préparés dit ta conférence .

La question démographique

L’angoisse formulée dans les débats de ta conférence « d’une démographie multiplié par sept ce dernier siècle » ( pour plafonner un jour à 11 milliards d’humains ?) ne me paraît pas être, en tant qu’agronome, un souci au niveau de l’alimentation :

si on sait substituer une « agriculture pétrolière » ( à la quelle j’ai été formé qui produit une calorie alimentaire avec huit calories de pétrole! ) au profit d’une « agriculture paysanne », beaucoup plus productive quantitativement par unité de surface de production (mainte fois démontré et qui s’améliore encore par de nouvelles techniques revitalisant la vie biologique des sols) à condition d’y intéresser la partie de la jeunesse attirée par un choix de vie plus proche de la nature et intégrée aux économies circulaires décrites plus haut.

Et si on sait revisiter nos régimes alimentaires ( l’obésité des plus riches consomme la nourriture de un milliard d’humains pauvres !) en reconsidérant le « modèle maïs- soja » de nos élevages européens « hors sol » encouragés par notre politique agricole commune (dont le cancérologue David Servan Schreiber avait démontré le déséquilibre fortement cancerigene en rapport omega 3 sur Omega 6, en plus des pesticides et insecticides) . Aller vers le « modèle alimentaire crétois » moins riche en protéines alimentaires animales couteuses en espaces, moins exportateur de soja d’Amerique du sud (souvent OGM) dévastateur des sols et des forets ?

C’est une révolution culturelle pour l’agriculture dont ses institutions sont mal préparées à accompagner. Demain parlera t-on de manière familière de forets jardinées qui accroissent la vie des sols (comme j’essaye de le mettre en œuvre dans mon village pour lutter aussi contre les incendies conséquences des arrachages massifs de la vigne!) , de slow food plus que de fast food , d’AMAP autant que de super marchés, de jardins sans irrigation grâce à de nouveaux savoirs faire, de projets paysage, de permaculture, de micro algues sur les étangs marins dix fois plus productifs en protéine que les champs de céréales , de récifs artificiels combinés à de l’aquaculture (sans farine de poisson) et à des éoliennes et hydroliennes en haute mer ?

Demain parlerons-nous davantage de jardiniers de la nature et des paysages intégrés à leur territoire (grâce au revenu d’existence) plutôt que d’exploitants agricoles industrialisés lourdement mécanisées, endettés auprès des banques pour trente ans ?

Faire de la crise écologique une opportunité pour une régulation internationale de nos violences collectives ?

Les réunions internationales qui se sont succédées depuis 1972 ( de Rio, à Johannesburg, à Copenhague…) sur la crise écologique ( énergétique, climatique et biodiversité) apparaissent par leur résultats être des « montagnes de moyens médiatiques qui accouchent de souris » ! Albert Einstein disait « qu’il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre » !

Thierry ton entrée «  Cognition et prospective » me paraît une idée géniale de méthode.

Car elle met l’interrogation «  comment on pense ? Comment se forgent nos croyances ? » en amont de la démarche prospective qui nous amène ensuite à la question «  que faire maintenant en s’inscrivant dans une transition sur les mondes que nous voulons pour demain ? »

L’erreur de ces rencontres internationales me semble t-il, est de mettre en avant les divinités de la puissance ( élus, décideurs, gouvernements, multinationales ) que tu appelles les Ahuras , qui sont enfermées dans « la réduction de leur pensée à l’économie, elle même en transformation car remise en cause dans ses fondements ». Elles nous enferment aussi dans notre occidentalisme qui se conjugue avec une crise de la Biosphère.

Pour des questions de méthode , ton entrée «  cognition et prospective » devrait provoquer des rencontres dans un premier temps limitées aux représentants des Daevas , ou « divinité de la connaissance », rassemblant:

des représentants de la science , « le dernier avatar de l’image de Dieu » comme tu l’a défini , un système de connaissance jeune, né au 17 ème siècle, qui a pour particularité de construire des vérités toujours provisoires , réfutés et réfutable, plutôt que prophétiques,

et les divinités de la connaissance prophétique des trois grandes religions monothéiques,

en n’oubliant pas les autres sagesses du monde qui se sont construites de manière ascendante par la méditation à partir de leur vécu, comme le bouddhisme et les sagesses des peuples premiers ou racines.

Patrick Viveret dans ses rencontres à Lyon «  dialogues en humanité » fait une ébauche de cela pour créer les conditions de l’émergence d’une nouvelle conscience commune. « Cognition et prospective » peut -il à un niveau plus large créer les conditions de débats contradictoires pour faire émerger autrement que par des rencontres onusiennes une « conscience de communauté de destin terrestre impliquant les humains et l’aventure plus globale de la Vie » ? Ce que tu appelles une conscience qui ne soit pas une conscience de marché. Le philosophe Michel Serres évoque des choses analogues en parlant de Biogée.

De par ton livre que j’ai fort apprécié sur «  prospective des religions » et de par ton itinéraire de connaissance, je te vois être le catalyseur approprié à une telle démarche internationale d’un autre type, appuyé de ceux que tu connais comme P.Viveret, Edgar Morin, Michel Serres, N.Hulot, A.Jacquard, JC.Ameisen et bien d’autres encore originaires de l’Asie et de l’Afrique!

Et pour éviter d’être sérieux, je te livre le rêve paradoxale que j’ai fait l’autre nuit à l’issue de te telles rencontres, dans un contexte d’effondrement sans précédent par son ampleur des sociétés de marché et de colère des peuples;

Il était une fois une présidente chinoise qui , après avoir assisté à de telles rencontres entre les divinités de la connaissance (Daevas) à l’écart des gouvernements , avait décidé dans les six premiers mois de son mandat ( c’est toujours là que cela se passe !) d’organiser trois grandes rencontres internationales dont le succès médiatique avait largement dépassé celui des jeux olympiques. Soit de :

– de réunir les représentants des sciences de la terre et de la vie et des religions pour leur faire signer un serment de « non propriété de la connaissance intellectuelle » pour en faire un bien commun mis à la disposition de tous (par internet) . Concrètement un rituel était organisé demandant à chaque « scientifique » de « prêter serment » avant d’exercer ses fonctions, à l’exemple du serment d’Hippocrate dans le domaine de la santé ? Fini les brevets sur la vie ! Plus la connaissance est partagée, à la différence de la marchandise, plus elle est créative (par pollinisation) avait on fini par comprendre !

– de réunir les représentants des gouvernements pour définir un programme de déclin des dépenses militaires ( évaluées à 300€par humain et par an sur la planète ) pour les réinvestir sur un plan Marshall à la hauteur des exigences locales et globales de la crise écologique dans sa triple dimension énergétique, climatique et de biodiversité . Fini le nouveau Dieu nucléaire ( 18000 ogives nucléaires) émanation de la Science, qui répond à la définition du sacré de Jean Pierre Dupuy «  ce qui au dessus des hommes contient toute la violence, et qui peut la produire ! ». Une telle nouvelle du renoncement par la Science de l’expression de sa puissance destructrice égale à celle de Dieu, avait participé à la réconciliation des religions entre elles ! Adieu le choc des civilisations !

– de réunir les représentant des sociétés civiles pour les aider et les encourager à mettre en place une culture de la non violence au profit de la mise en place des nouveaux modes de vie ( empreintes écologiques partagées) permettant aux économies circulaires ( revenu d’existence, monnaies complémentaires locales, initiatives en transition) de faire de la singularité de tous nos territoires et biotopes , un jardin de réconciliation des hommes avec eux mêmes et avec la nature.

Francois Plassard

un chercheur en incomplétude

un citoyen qui essaye par connaissance directe et indirecte, concrete et sensible , de comprendre le monde et de se comprendre comme un citoyen du monde. Un francais fier, non pas du record de la productivité du travail, mais du record du nombre de visiteurs accueillis par an, supérieur à son nombre d’habitants !fplassar@gmail.com auteur de : «  crise écologique ou crise sociale ? Vivre ensemble autrement-Préface Albert Jacquard- leseditionsovadia.com.

Reste au rang !!!

juillet 5, 2012

Notre état gère de plus en plus mal la crise économico-politique. Le 1er janvier prochain, tous les restaurants seront tenus d’avoir une caisse enregistreuse à un prix astronomique reliée au Ministère des Finances tant pour les recettes que pour le personnel. Partant d’un bon principe de contrôle, cela va fermer dans tous les sens. C’est à la base 23.000 établissements qui emploient +/- 160.000 personnes à formation réduite. C’est dire si le secteur est sensible. Partant du principe très peu démocratique que tout le monde triche. Tout le secteur est donc malhonnêtement traité. Discutant avec un restaurateur d’un petit établissement, il me disait qu’il devait payer annuellement 70.000 euros de charges sociales. Sans pour autant avoir payé qui que ce soit. Cela signifie quasi 6.000 euros par mois. Donc les 500 premiers filets américains du mois sont destinés au paiement de ces satanées lois sociales. Je profite de cette bafouille pour rendre un dernier hommage à Robert Lesenne qui a boosté le boulet sauce lapin dans la cité ardente en créant des hauts-lieux des plaisirs de la chair.

En clair, le gouvernement a étranglé le secteur automobile. Il est en train de tuer le secteur horeca. Pendant ce temps-là, ce trouduc de Flahaut, l’ex-Sinistre de la « défonce » nationale qui avait dit un jour : « Il y a trop d’obèses dans l’armée », organise une chasse au sucre marqué Suiker dans la cafet de la Chambre. C’est à gerber. Flahaut. Tu m’emmerdes. Mon père a servi l’armée dans les paras-commandos en autre. Il était fit et il courait tous les jours. C’était un athlète.

Les faux indépendants sont pourchassés. Un faux indépendant, c’est un gars qui n’a pas d’autre choix que de passer indépendant pour avoir un peu de « taf » dans la construction par exemple. On déculotte les petits en protégeant les grands. Le gouvernement wallon suite à une réunion avec leurs patrons soit les syndicats ont promis de tout faire pour sauver la sidérurgie. C’est comme si on donnait des aspirines dans des soins palliatifs à un cancéreux.

Cette comédie de boulevard politi »chiante » va prendre fin ou je rêve. Pendant la même période, la City est bousculée par un scandale que l’on étouffe de jour en jour. Les grandes banques ont spollié le monde entier et le monde entier s’en fout.

Réveille-toi con de citoyen.

J’en saigne ou j’enseigne…

juin 25, 2012

Dans mon cycle de vie qui consiste à apprendre, à faire et à transmettre. Je suis à la troisième. Je donne des cours dans l’enseignement supérieur en communication verbale et en créativité. Le premier est basé sur le principe que la manière dont je dis les choses est, hélas, souvent plus important que ce que je dis vraiment. Mon deuxième cours est basé sur le postulat que la créativité, c’est aussi du travail qui réclame un minimum de structure.

J’ai le privilège de donner cours dans des écoles privées dans lesquelles les intervenants sont encore actifs dans la vie et censés être surtout dans le coup de ce qui les entourent. L’interaction entre les intervenants est chouette. Très dynamique et positive. Aucun dépressif dans la bande. Le seul inconvénient par rapport à ce type d’enseignement privé et donc cher, c’est que la balance entre un jeune qui doit d’abord être un élève avant d’être un client n’est pas facile à calibrer. Mais quel pied parfois de pouvoir donner à une jeunesse multiculturelle tout ce que l’on sait.  Un jour, un chef de cuisine m’a dit une chose très juste : « Quand tu démarres dans la restauration, tu n’apprends pas un métier. Tu le voles à ceux qui sont autour de toi. ». Dans la communication, c’est tout aussi vrai.

Dernièrement, j’ai été membre d’un jury dans une école que j’ai fréquenté quand j’étais jeune et beau. J’ai été un peu effrayé par les enseignants qui ne sont que des enseignants. Donc un peu largué avec la logique et les éléments du quotidien. Dans leurs questions, je ne percevais que le fait de savoir si ce qu’ils avaient donné était respecté en laissant, à mon goût, trop peu de place à l’initiative. Ils feront déjà toute leur carrière. Des rapports. Des tableaux. Il est du devoir des écoles de leur montrer qu’on peut faire plus. Mieux. Plus haut. Plus fort. Vu d’un angle différent. Je suis dans cette démarche. Je veux leur démontrer qu’ils ont des ressources non exploitées au sein d’eux.

Mon après-midi est contrastée puisque je viens d’aller chercher le bulletin de mon fils. Il a réussi. Merci. Tout à l’heure, je serai dans une salle de délibé pour tuer ou sauver un jeune. J’adore et je déteste ce moment. J’adore car je participe à malaxer une vie humaine. De la défendre. De lui donner de belles formes. Je déteste car on retrouve le trait humain que je déteste le plus. L’égoïsme. On défend un élève en fonction de ses convictions personnelles sans plus rien voir autour.

Délibération…. Rien que le mot dit tout si on le décortique…

Simplement beau à pleurer…

juin 25, 2012

Dans l’Euro de foot, il y a eu un moment exceptionnel lors du match Espagne – Irlande. Les verts sont battus 4-0 et le public leur rend hommage en entonnant un Fields of Athenry qui a beau à pleurer : www.rtbf.be/video/v_les-chants-des-ch-urs-irlandais-contre-l-espagne?id=1737090&category=sport#.T9sOdC7hKVQ.facebook

Quand je pense que les français les avaient privé d’un mondial avec une main fautive. Ces mêmes français y furent grotesques. Encore samedi et ils sont rentrés par la petite porte du Bourget.

La justice de ce sport, c’est d’abord le respect d’une nation. D’un drapeau. D’un peuple. Chez nous comme en France, il y a encore du boulot.

Cela ne doit rester qu’un jeu….

juin 22, 2012

Peu importe l’enjeu. Tout sport est d’abord un jeu. Le foot par exemple, c’est un sport qui se joue à onze contre onze et ce sont les allemands qui gagnent tout le temps.

Ce soir, il y avait un affrontement entre l’Allemagne d’Angela contre nos pauvres amis grecs. Relégué au fond de la classe dans la zone Euro. Tout le monde devait être comme quoi, un peu supporter des bleus. On avait tous envie pour le peuple grec que leur équipe nationale lève la tête de toute une nation qui fût le berceau de notre civilisation. 

Les commentateurs rappelaient que les Monty Pythons avaient imaginé un match avec les fameux grecs contre les vilains teutons. Socrate marquant le goal victorieux de la tête.

J’ai zieuté d’un oeil ce match et voir Angela se secouer les chairs suite à un goal de ses concitoyens avait une forme d’indécence. Mais, je me suis dit dans ma petite tête. Ce n’est qu’un jeu. Ce n’est qu’un jeu.

La défaite dans un jeu est souvent révélatrice de l’état d’esprit et le caractère d’une personne, d’un groupe ou d’une population. Ecouter nos amis irlandais chanter après la lourde défaite fût un moment d’émotion partagée. La tristesse bien légitime des défaits est toujours difficile. Mais ce n’est qu’un jeu. Un stupide jeu. Le regard dans le vide des supporters grecs me faisait croire que le retour vers leur enfer ne sera pas comique. M’enfin les gars, ce n’est qu’un jeu.

Le monde économique, c’est souvent, hélas, pour une partie infime de la population. Un jeu de rôle. Un jeu drôle. Un jeu de drones. On regarde cela de haut. Et on s’esclaffe des chiffres. On se tape sur les cuisses de rire. Le pas encore ministre des finances grec est hospitalisé. On le serait à moins vu l’étendue de sa mission. Ce n’est plus un jeu. Ce n’est plus un jeu.

Demain, la Grèce va se réveiller avec un goût de trop peu dans le jeu. Un goût de manque dans l’autre jeu politique. Nous devons observer comment cette nation va gérer cette envie de lever la tête. De redresser son économie. Car la boîte de jeu politique en Belgique nous a déjà été livrée. Vu les éternels grèves, elle n’est pas encore arrivée à bon port mais notre premier « sinistre », le sémillant Elio va devoir l’ouvrir un jour.

On ne sera plus que des pions. On va devoir tomber sur des bombes. Courir dans la cuisine pour trouver le Colonel Moutarde. Acheter des hôtels rue Neuve. Planter des champs dans Agricola. Faire des grandes suites. S’allonger. Faire tapis. Rouge. Impair et manque. La roulette de nos vies est en route.

Finalement, j’ai fait le bon choix. J’ai toujours considéré la vie comme un jeu que j’essaie de prendre le moins possible au sérieux. Je me moque de moi avant de me moquer des autres. Les dés sont jetés. Ils virevoltent… J’attends. J’attends.

Mais ce n’est pas grave…. Quoi qu’il se passe !!!! Ce n’est qu’un jeu. Ce n’est qu’un jeu.

Bouffée d’air frais

juin 22, 2012

Il est confortable dans la vie de temps en temps de voir revenir une balle au-dessus du filet vers vous. Dans les divers cours que je donne, il en est un qui me tient particulièrement à coeur, c’est l’expression verbale. Le principe est simple, la manière dont on dit les choses est, hélas, souvent plus important que le message.

Fort de ce principe, j’essaie d’inculquer à mes ouailles qui ont la naïveté de m’écouter de sortir des sentiers battus traditionnels pour en explorer d’autres dans leur spectre de compétence d’analyse transactionnelle. Et bien hier, j’ai été soufflé par ce que ces jeunes ont fait, ont osé faire et ont assumé.

Quel beau vent de fraîcheur dans ma masturbation qui consistait à profiter très égoïstement du cadeau reçu. Aucune raison d’en parler ailleurs mais force est de reconnaître que certains cadeaux se partagent.

On dit tellement de choses sur la génération Y qui est exigeante, trop sûre d’elle, matérialiste, égoîste,… Rien à l’ECS, rien de tout cela. De la générosité, de l’humilité, de l’envie, du partage, de l’écoute, …

J’ai « kiffé » cet après-midi comme un gamin. J’ai vécu de belles émotions. J’ai vue des étincelles dans leurs yeux. J’ai rêvé éveillé. J’ai vu que notre planète n’avait pas à s’en faire. Elle sera dans de beaux coeurs.

A contrario, dans une autre école, je me suis fait taper sur les doigts car lors d’un jury d’examen, j’ai eu le culot de dire : « Bravo. Beau boulot ! ». Je n’avais pas le droit de brandir une carotte. Seul le bâton marche. Seul la rigueur donne des résultats.

Pepe Guardolia, entraîneur de l’équipe la plus talentueuse au monde, le Barca, a adopté un management basé sur la confiance, le positif, l’envie, l’expression du talent, … Certains chagrineurs me rétorqueront que le Barca n’a pas gagné grand chose cette année. Ils étaient dans tous les bons coups et surtout, ils ont fait bander toute la planète.

Cultivons notre positivisme au lieu de vérifier si ce que nos enfants font est à l’image de ce que nous voudrions qu’ils soient. Pense-y en recevant son bulletin. Le bulletin, c’est le sien pas le reflet de ce sur quoi tu voudrais que ton éducation soit jugée.

Donne. Encourage. Applaudis. Pousse. Tire. Mais ne juge jamais.

Amen

Sommes-nous tous responsables de la Grèce ?

juin 20, 2012

Filigranes, un mardi soir. Une conférence donnée par Vangelis Demiris et animée par Marcel Sel m’a ouvert des tiroirs précieux dans mon cerveau de fou : www.leseditionsdelarbre.be/actualites.php

Un cri du coeur porté par un correspondant basé en Belgique porté par des dizaines de représentants grecs en révolte et très touché par la crise qui frappe la Grèce. Manipulations politiques européennes de Baroso dans le but de se faire réélire. Camouflages de chiffre grecs. Fuite des capitalistes. Fuite des cerveaux. Faillite du tourisme. C’est Versailles version européenne. Une banque américaine bien connue sur la place publique explique au gouvernants comment camoufler les chiffres. Les gens ont peur. Les gens ont faim. Le taux de chômage est catastrophique. Le chômage et les pensions risquent de ne pas être payées en juillet.

Les jours sont comptés. Sans gouvernement aujourd’hui. La Grèce risque la mort de sa nation. Ce peuple si fier. Le creuset de la démocratie dans le monde. Leur histoire, c’est aussi la nôtre. Bref, j’ai eu le sang glacé à écouter tous ces avis tranchés. Authentiques. Purs. Durs. Emouvants.

Je n’ai pas pu m’empêcher de rêver. De visualiser. D’envisager l’avenir de la Belgique à court terme. Car j’ai le sentiment que nous sommes dans ce même peloton de mauvais élèves. J’ai encore beaucoup de mal à croire que nous ayons pu exister aussi longtemps sans gouvernement sans que cela n’influence notre avenir.

L’avènement de Hollande remplit d’espoir l’Europe entière mais comment pouvoir aider d’autres pays sans relance économique qui ne peuvent, selon moi, qu’être économiques, drastiques, durs et donc malheureusement un peu anti-sociales. Le Merkozisme fait place à un blocage dur de Merkel. Elle a tout en main pour sauver l’Europe. Elle a tout en main pour tuer l’Europe du moins dans son économie.

Deux théories. Soit « le troupeau de gnous » qui évolue en fonction de la vitesse des plus jeunes et plus faibles. Soit le « Suis-moi si tu peux » qui consiste à suivre le plus fort. Je me sens plus à l’aise dans le « Suis-moi si tu le peux ». L’Europe ne fonctionnera qu’en bloc. Economique d’abord. Social. Ensuite.

Voilà mon point de vue. Humble. Mais intéressé.

 

 

Toutes les mimines en l’air……….

juin 19, 2012

C’est dingue de voir qu’en plein G20. Rassemblement de tous les pays les plus importants donc puissants de notre ch’tite planète. Nous soyons, nous les « zeuropéens », montrés du doigt par des pays que certains politi »chiants » considèrent encore comme émergents. Si eux émergent, c’est que nous submergeons à fond. Icebergland….

Comment oser croire que nous pourrions encore avoir une quelconque influence sur cette ch’tite planète économico-politico-écolo ? Nous sommes les loosers dans le fond de la classe proche du radiateur que nous ne pouvons même plus alimenter pour avoir chaud. Nos contrées sont à l’image de notre actuelle météo. Triste, grise, blafarde, humide et terriblement chiante. Contrariante. Au point que nous ne faisons que de parler de cela. La preuve, j’en parle de manière écrite et toi, tu lis cela. Pfffffff. Tu reconnaîtras que ce sur ce coup-là. On est con tous les deux.

Les hasards de la vie font que je donne des cours dans des écoles supérieures. Cours d’expression verbale dans le plein sens du terme. Cours de compréhension de soi. D’analyse des autres. D’amélioration de sa propre image afin de lustrer la vitrine des autres. Je t’entends déjà dans ta tête. Quoi ? Lui qui donne cours. Je coupe les pattes à une oie bernache en te disant ceci : « Les meilleurs braconniers font d’excellents garde-chasse ». Toc. Plié. La marmotte referme l’emballage.

Tout cela pour ne pas vous dire que je suis un érudit abruti mais bien de sentir ma vision que je pose sur l’avenir de demain au travers de ces centaines de jeunes. Ils n’ont pas peur de leur avenir. Ils sont extrêmement conscient où ils se situent. Ils sont incroyables forts face à ce qui les attend. Comme je l’étais en 73 avec les dimanches sans voiture qui donnaient à nos luges toute la place pour s’exprimer.

On a le devoir de cultiver sa flamme intérieure pour oser encore entreprendre. Créer. Imaginer. Rêver. On ne peut vivre sans rêve. Sans quête de son propre Graal. Sans but. Rêve. Créée. Imagine. Rêve.

Dés aujourd’hui, je m’engage à cesser de râler, de penser que tout est de la faute des autres, de critiquer, …. J’essaie d’être simplement heureux d’être simplement heureux. Je recommence à rêver. A imaginer. A créer.

Sans cette faculté un peu émoussée, je n’aurais pas eu l’audace de faire de l’impro, de créer les 24 heures de karting, Hakuna Matata, Dinner in the Sky, d’avoir roulé aux 24 heures de Spa, ….

Je rêve de partir traverser l’Afrique en voiture électrique. Je m’imagine faire les parcours les plus rigolos possibles avec des gens que j’aime en croisant le fer. Je me vois donner tout mon enthousiasme aux générations futures qui ont la naïveté ou la gentillesse de m’écouter. Je conçois de vivre dans un autre pays que celui que la loterie de la vie m’a attribué. Je pense à me rendre heureux.

Dés aujourd’hui, je suis heureux…. Finalement, je ne sais plus qu’il a dit mais il l’a dit : « On n’est pas responsable de la tête que l’on a mais bien de celle que l’on fait ». Toc. Plié.

Ces derniers temps, j’ai croisé, entendu et vu des fous. Des gens qui rêvent d’ouvrir une galerie à New York, d’autre qui continuent à lutter contre un système financier, un infatigable constructeur de véhicule électrique, …. J’ai surtout vu la lueur de la flamme de jeunes se raviver. « On leur a emprunté la terre ».

Je ne suis pas certain de faire un constat de sortie. Le mien est fait.